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      Un petit tour dans le système solaire

      Mes amis bonsoir. Ce soir, évadons nous ensemble, allons parcourir des paysages venus d'ailleurs. Ce soir, allons passer quelques jours dans le désert de l'Atacama, au Nord du Chili, près de la frontière avec la Bolivie. Le désert de l'Atacama est le plus aride du monde (ou l'un des plus arides, cela dépend des sources, mais pour conférer un caractère encore plus incroyable à cet article, nous dirons que c'est le plus aride). Mais pas un désert comme on peut avoir tendance à imaginer spontanément dans nos esprits de bons français, ici point de dunes à perte de vue balayées par les vents (bien qu'il y ait aussi de belles dunes de sable ocre). Non, plutôt des paysages très contrastés : de vastes étendues rocheuses, des volcans encore en activités et parfois enneigés, des lagunes minérales d'une pureté incroyable, des salars peuplés de flamants roses, des oasis de verdure aux fond de certaines vallées (voyant le jour grâce à l'eau venant des Andes) et des geysers sortant des entrailles de l'altiplano andin ! Ce qui impressionne le plus (enfin à mon humble avis), c'est l'immensité des décors et le silence qui y règne (pour peu qu'on s'éloigne un peu des touristes). Bref, vous l'aurez déjà compris, c'est une destination inoubliable où nous nous sommes rendus pour notre dernière visite avec le groupe de 3 au complet (dois-je encore rappeler qu'il s'agit de Romain, Matthieu et moi ?). 

      Nous avons donc passés 3 jours complets dans le désert, au volant de notre rutilant pick-up, une bien belle bécane (oui je sais, bécane s'applique à une moto, mais c'était l'occasion pour moi de placer ce joli mot désuet). Le premier jour nous avons pu admirer les paysages de la Vallée de la Lune. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle mérite vraiment son nom, mais ma conception des paysages lunaires est peut être erronée après tout. Mais les paysages sont tout de même époustouflants, de grandes étendues de roches sculptées par le vent et recouvertes de sel (et oui, on se trouve ici en plein cœur de la Cordillère de Sel), ce qui donne l'impression qu'il vient de neiger. Impressionnant, tout autant que l'imposante dune qui s'y trouve. Dans l'après-midi, nous avons décidé de visiter un autre coin du système solaire, la planète Mars. En effet, il parait que le nom de la Vallée de la Mort viendrait d'une déformation de la Vallée de Mars (Marte qui se serait transformé en Muerte en espagnol), pour la similitude de ses reliefs. Là encore je suis perplexe, mais là encore les paysages impressionnent : des roches découpées et des immenses dunes à dévaler (on peut même y faire du sandboard), un silence incroyable sous un soleil de plomb.

      Le deuxième jour, ce fut un réveil aux aurores (4h du mat') qui fut le prémice à la visite des Geysers del Tatio. Il faut arriver très tôt sur le lieu, vers 6h-7h, pour pouvoir profiter des geysers, incroyables nuages de fumée de plusieurs mètres sortant du sol. Quand on arrive à cette heure là, mieux vaut être bien couvert car il fait au moins -10°C. Mais c'est ce qu'il faut pour pouvoir observer ces phénomènes. Et pour le coup, on a l'impression, plus que partout ailleurs, de se balader sur une autre planète (quoique par moments, avec ces énormes écrans de fumée, on se sent dans une ville en ruines, tout juste bombardée avec les décombres encore fumants). Car le sol, ici, passe par tous les types de texture et de couleurs. C'est d'une beauté et d'une richesse stupéfiantes. Et puis, tout autour des geysers, c'est l'altiplano andin et ses steppes que l'on admire (on est tout de même à 4300 m d'altitude), parcourues par quelques lamas. L'endroit est vraiment magique. Mais le meilleur (que je garde toujours pour la fin) est à venir. Je vous avais dit qu'il fait -10°C, voire plus froid lorsqu'on arrive. Mais il faut quand même prévoir le maillot de bain sous les vêtements, car grâce à la géothermie de dingue du lieu, il y a des sources d'eau chaude avec une petite « piscine » aménagée. On s'est donc retrouvé en plein hiver, à 4300 m d'altitude, à se baigner en plein air (avec en plus la piscine rien que pour nous, les groupes de touristes étant partis rapidement). Une expérience assez dingue, mais pas autant que le froid quand on sort de l'eau...

      Pour le dernier jour, on est allé dans un premier temps voir le salar d'Atacama. Un salar est une étendue de sel (sulfates, chlorures, nitrates...), ces sédiments de sel étant les vestiges d'un ancien lac d'eau salée. Même si le salar d'Uyuni, en Bolivie, est plus connu et parait-il plus spectaculaire, celui-ci est tout de même très impressionnant. De par cette immense étendue de croûte de sel (320 000 ha), et de par la lagune où l'on peut à loisir observer les flamants roses flâner, voler au-dessus de nos têtes ou tout simplement rester immobile dans le reflet du volcan sur le lac. Ensuite nous fûmes jusqu'à la Laguna Cejar, endroit où se situent 2 petits lacs jumeaux très jolis. Mais si l'endroit est réputé, c'est avant tout car ces lagunes sont extrêmement salées, et que l'on y flotte incroyablement facilement. Même si l'eau était très froide (et oui c'est l'hiver, et il n'y a pas de source thermale ici), nous avons tout de même tester. Il faut dire que j'étais curieux d'essayer, vu que normalement je suis aussi doué pour flotter ou faire la planche qu'un cul-de-jatte au 100 mètres. Et bien ma foi ça marche très bien (la preuve en image), et faire trempette dans cette eau est assez unique (l'après trempette aussi, avec le sel qui pique un max). 

      Voila, c'est fini pour le désert. Même si je vais y retourner avec mes parents dans quelques jours. Mais là j'attends surtout avec impatience notre passage en famille sur l'île de Pâques, qui sera l'objet de mon prochain (et dernier ?) post.

       

      Aller, en vous remerciant bonsoir.


      Publié à 12:46, le 27/07/2009, San Pedro de Atacama
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