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Mes amis bonsoir. Telle aurait put être la question que je me serais posée en quittant l'Australie. Mais ce ne fut pas le cas, car premièrement je connaissais déjà la réponse (eh, pas con le mec !!!), et que deuxièmement, si je me retrouve aujourd'hui au Chili, c'est parce que c'est là que j'ai trouvé mon dernier stage. Et oui, après un mois et demi en France (dont 2 semaines à Montpellier assez énormes, merci Mimi, ESB, Kev1, Ximun et les fillotes), me voici donc prenant l'avion direction Santiago du Chili avec mon baluchon sur l'épaule. Le Chili donc, avec sa mythique cordillère des Andes (véritable colonne vertébrale du pays, au propre comme au figuré vu qu'elle regorge de matières premières essentielles à l'économie du pays), long de 4300 km et large en moyenne d'une bonne centaine de kilomètres... Le Chili c'est le pays de tous les contrastes : le désert de l'Atacama au Nord (le plus aride du monde), les vastes steppes et glaciers de la Patagonie et de la Terre de Feu au Sud, en passant par l'île de Chiloé (l'un des points les plus humides du globe) et les lacs et volcans jalonnant le pays. Plus évidemment la légendaire île de Pâques et ses Moais. Ah mon dieu, je suis excité comme une adolescente en pleine puberté devant un poster de Zac Efron (le mec de High School Musical) en pensant à tout ça...
Je suis donc arrivé dans la capitale le 17 mars, où j'ai eu la grande joie de retrouver ma bonne vieille mule d'Alsace (Féfé Muller pour les non-montpellierains). Nous nous sommes baladés l'après-midi dans les rues de la ville, et la première chose qui saute aux yeux est le nombre impressionnant de chiens errants au Chili (mais très gentils). Après quelques litres de sueur (à monter sur la colline de la ville sous le soleil) et de bières le soir (avec d'autres français, notamment Fabien que je remercie pour son hospitalité), nos chemins respectifs se séparaient déjà le lendemain. Et oui, moi je remontais vers le Nord direction La Serena où je fais mon stage, tandis que Féfé continuait son périple en Amérique du Sud. Ce fut court, mais ça m'a fait énormément plaisir de te revoir cher ami.
Je pris donc le bus pendant 7 heures, dormant par moments, regardant le s paysages changer à d'autres (de plus en plus secs, avec l'apparition de cactus), le tout ponctué par le vol de quelques aigles (« oh il a des taches blanches sous les ailes ! C'est un juvénile ! »). La Serena c'est pas très grand (mais quand même plus de 70 églises pour 150 00 habitants !!!), c'est au bord de l'océan (qui caille sa reum), il pleut quasiment jamais (100 mm par an environ, zone semi-aride oblige), et il y a de quoi faire la teuf. Bref, je sens que je vais m'y plaire... Surtout que j'ai rencontré 2 autres français dans la même situation que moi : ils font un stage plus ou moins aux mêmes dates, sur le domaine de l'eau également, et ils viennent de Montpellier... Le monde est petit parait il (hein BA)... Le brun c'est Romain, l'autre c'est Matthieu, et en peu de semaines on a déjà pas mal de soirées à notre actif, notamment les 3 fiestas del Papayo (3 soirées étudiantes à l'université assez E-NORMES, n'est ce pas Jess'). Je vis avec eux en colocation dans le centre de la ville (je crois que mieux placé, on peut pas), avec aussi Francisco (qui vient du Nord du Chili), et le proprio Luiz, que je devrais appeler Magic Luiz, depuis sa magnifique gueule de bois d'après barbecue un samedi avec nous (cf. la dernière photo, avec de gauche a droite : Francisco, Romain, Luiz et Matthieu). En plus il y a même une table de ping pong, que demander de plus ?
Je ne vous embêterai pas avec mes histoires de stage, je suis clément par nature. Sachez juste que cette fois j'ai vraiment du boulot, et que ça fait bizarre de se remettre à bosser...
Voila, je crois avoir terminer de te raconter, ami lecteur, mes premières semaines au Chili. La prochaine fois je partagerai avec toi notre premier week end touristique dans la vallée, la tête dans les étoiles (littéralement).
Aller, en vous remerciant bonsoir. 
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