Un blog anacondesque...
ou comment suivre votre reptile préféré rampant par delà les continents


Derniers articles
Menu
Où suis-je actuellement ?



Rubriques
    Mes amis
      Liens

      Page 1 sur 2
      Page précédente | Page suivante

      Un petit tour dans le système solaire

      Mes amis bonsoir. Ce soir, évadons nous ensemble, allons parcourir des paysages venus d'ailleurs. Ce soir, allons passer quelques jours dans le désert de l'Atacama, au Nord du Chili, près de la frontière avec la Bolivie. Le désert de l'Atacama est le plus aride du monde (ou l'un des plus arides, cela dépend des sources, mais pour conférer un caractère encore plus incroyable à cet article, nous dirons que c'est le plus aride). Mais pas un désert comme on peut avoir tendance à imaginer spontanément dans nos esprits de bons français, ici point de dunes à perte de vue balayées par les vents (bien qu'il y ait aussi de belles dunes de sable ocre). Non, plutôt des paysages très contrastés : de vastes étendues rocheuses, des volcans encore en activités et parfois enneigés, des lagunes minérales d'une pureté incroyable, des salars peuplés de flamants roses, des oasis de verdure aux fond de certaines vallées (voyant le jour grâce à l'eau venant des Andes) et des geysers sortant des entrailles de l'altiplano andin ! Ce qui impressionne le plus (enfin à mon humble avis), c'est l'immensité des décors et le silence qui y règne (pour peu qu'on s'éloigne un peu des touristes). Bref, vous l'aurez déjà compris, c'est une destination inoubliable où nous nous sommes rendus pour notre dernière visite avec le groupe de 3 au complet (dois-je encore rappeler qu'il s'agit de Romain, Matthieu et moi ?). 

      Nous avons donc passés 3 jours complets dans le désert, au volant de notre rutilant pick-up, une bien belle bécane (oui je sais, bécane s'applique à une moto, mais c'était l'occasion pour moi de placer ce joli mot désuet). Le premier jour nous avons pu admirer les paysages de la Vallée de la Lune. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle mérite vraiment son nom, mais ma conception des paysages lunaires est peut être erronée après tout. Mais les paysages sont tout de même époustouflants, de grandes étendues de roches sculptées par le vent et recouvertes de sel (et oui, on se trouve ici en plein cœur de la Cordillère de Sel), ce qui donne l'impression qu'il vient de neiger. Impressionnant, tout autant que l'imposante dune qui s'y trouve. Dans l'après-midi, nous avons décidé de visiter un autre coin du système solaire, la planète Mars. En effet, il parait que le nom de la Vallée de la Mort viendrait d'une déformation de la Vallée de Mars (Marte qui se serait transformé en Muerte en espagnol), pour la similitude de ses reliefs. Là encore je suis perplexe, mais là encore les paysages impressionnent : des roches découpées et des immenses dunes à dévaler (on peut même y faire du sandboard), un silence incroyable sous un soleil de plomb.

      Le deuxième jour, ce fut un réveil aux aurores (4h du mat') qui fut le prémice à la visite des Geysers del Tatio. Il faut arriver très tôt sur le lieu, vers 6h-7h, pour pouvoir profiter des geysers, incroyables nuages de fumée de plusieurs mètres sortant du sol. Quand on arrive à cette heure là, mieux vaut être bien couvert car il fait au moins -10°C. Mais c'est ce qu'il faut pour pouvoir observer ces phénomènes. Et pour le coup, on a l'impression, plus que partout ailleurs, de se balader sur une autre planète (quoique par moments, avec ces énormes écrans de fumée, on se sent dans une ville en ruines, tout juste bombardée avec les décombres encore fumants). Car le sol, ici, passe par tous les types de texture et de couleurs. C'est d'une beauté et d'une richesse stupéfiantes. Et puis, tout autour des geysers, c'est l'altiplano andin et ses steppes que l'on admire (on est tout de même à 4300 m d'altitude), parcourues par quelques lamas. L'endroit est vraiment magique. Mais le meilleur (que je garde toujours pour la fin) est à venir. Je vous avais dit qu'il fait -10°C, voire plus froid lorsqu'on arrive. Mais il faut quand même prévoir le maillot de bain sous les vêtements, car grâce à la géothermie de dingue du lieu, il y a des sources d'eau chaude avec une petite « piscine » aménagée. On s'est donc retrouvé en plein hiver, à 4300 m d'altitude, à se baigner en plein air (avec en plus la piscine rien que pour nous, les groupes de touristes étant partis rapidement). Une expérience assez dingue, mais pas autant que le froid quand on sort de l'eau...

      Pour le dernier jour, on est allé dans un premier temps voir le salar d'Atacama. Un salar est une étendue de sel (sulfates, chlorures, nitrates...), ces sédiments de sel étant les vestiges d'un ancien lac d'eau salée. Même si le salar d'Uyuni, en Bolivie, est plus connu et parait-il plus spectaculaire, celui-ci est tout de même très impressionnant. De par cette immense étendue de croûte de sel (320 000 ha), et de par la lagune où l'on peut à loisir observer les flamants roses flâner, voler au-dessus de nos têtes ou tout simplement rester immobile dans le reflet du volcan sur le lac. Ensuite nous fûmes jusqu'à la Laguna Cejar, endroit où se situent 2 petits lacs jumeaux très jolis. Mais si l'endroit est réputé, c'est avant tout car ces lagunes sont extrêmement salées, et que l'on y flotte incroyablement facilement. Même si l'eau était très froide (et oui c'est l'hiver, et il n'y a pas de source thermale ici), nous avons tout de même tester. Il faut dire que j'étais curieux d'essayer, vu que normalement je suis aussi doué pour flotter ou faire la planche qu'un cul-de-jatte au 100 mètres. Et bien ma foi ça marche très bien (la preuve en image), et faire trempette dans cette eau est assez unique (l'après trempette aussi, avec le sel qui pique un max). 

      Voila, c'est fini pour le désert. Même si je vais y retourner avec mes parents dans quelques jours. Mais là j'attends surtout avec impatience notre passage en famille sur l'île de Pâques, qui sera l'objet de mon prochain (et dernier ?) post.

       

      Aller, en vous remerciant bonsoir.



      Lien permanent
      Publié à 12:46, le 27/07/2009, San Pedro de Atacama
      Mots clefs :



      Sur la route des Incas

      Mes amis bonsoir. Ce soir, lançons dans le récit de mes aventures péruviennes. Je vais essayer de faire court pour vous résumer une semaine en un post (plus le temps passe, plus je deviens flemmard avec ce beulog ; du temps de ma rugissante jeunesse j'aurais fait un post par endroit visité mais bon...).

      Je suis donc parti au Pérou dans la foulée de la Patagonie, pour de sombres histoires administratives, car je n'ai pas pris de visa, et il me fallait donc sortir du pays (excuse donnée à mon maître de stage). Je me suis rendu à Cuzco, ancienne capitale de l'empire inca, très belle ville aux bâtiments datant malheureusement « seulement » de la colonisation espagnole. On y trouve donc une très belle cathédrale (dans laquelle j'ai assisté à une messe en espagnole, façon pratique de la visiter sans payer) et autres églises, la classique Place des Armes. Le problème de Cuzco, c'est que c'est extrêmement touristique (surtout à la période où j'y étais), et que lorsqu'on se balade dans le centre, on passe son temps à se faire harceler par des demandes de toutes sortes (massage, restaurant, hôtel, cirage de chaussure, etc) et à répondre « no gracias ». Mis à part cet aspect pesant, la ville est très dynamique et il y a toujours de l'animation. J'ai ainsi pu assisté à plusieurs défilés en costumes, ainsi qu'à une manifestation très violente (pas physiquement) contre le président péruvien (où il se faisait traiter de meurtrier, de tueur d'aborigènes à la solde du gouvernement américain !). Impossible d'imaginer cela en France...

      Sinon Cuzco a l'avantage d'être entourée de plein de petites villes où l'on peut admirer des ruines incas très jolies, où l'on peut flâner dans les marchés andins, tout en goûtant à la cuisine locale délicieuse pour 3 fois rien. Vraiment sympa.

       

       

       

       

       

       

       

       

      Enfin, Cuzco est évidemment non loin de ce site légendaire qu'est le Machu Picchu (vieille montagne en langue Quechua), magnifique exemple de l'architecture inca. Le problème du Machu Picchu, c'est que ça ne se mérite pas, ça se paye. Et ceci a 2 conséquences très fâcheuses : la première est l'afflux énorme de touristes sur le site. La deuxième est que cela revient très cher de le visiter : il faut prendre un train (monopole de la compagnie, d'où des prix très élevés bien que la distance soit courte), l'entrée est chère également, et les à cotés aussi (comme la navette y montant). Mais tout ceci ne doit pas occulter la magie du lieu. Cela vaut vraiment le coup de le visiter, il se dégage du lieu une atmosphère incroyable, due au décorum à couper le souffle (les ruines sont nichées en altitude, posées à dos de falaise sur la montagne, entourées par une végétation luxuriante et les chants des oiseaux), et à l'histoire du lieu que nous rappellent les ruines. De plus, malgré le nombre de touristes, il est très facile de prendre ses distances et de se retrouver seul, pour pouvoir profiter du calme et de la sérénité de l'endroit. Un grand moment.

      Je me suis aussi rendu sur une journée à Arequipa (en ayant voyagé 2 nuits de suite dans les bus péruviens, qui sont, au passage, sacrement bordélique et pas top : j'avais payé mon billet le matin pour le soir même, et en arrivant pour prendre mon bus, on me dit très normalement que finalement il ne part plus et qu'il faut que je prenne le bus complètement pourri d'une autre compagnie. Top.)  Arequipa est une ville au sud du Pérou, dont le magnifique centre-ville est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. On y voit plein de très beaux bâtiments, tout blancs (je ne sais plus en quelle pierre ils sont construits, excusez-moi pour mon ignorance). La ville est aussi un peu moins touristique, et ça fait du bien.

      Après toutes ces visites il était déjà temps de rentrer au Chili (c'est pas le tout, mais j'avais un stage à poursuivre). Mais non sans faire une petite pause d'un soir par Lima (pas beaucoup de charme pour le peu que j'en ai vu), passée en compagnie de Léo la Pich' (un des mecs avec moi en Australie pour ceux qui n'auraient pas été assez attentifs), Zéverin Paquesse et Marion Jarteel, tous 3 en Amérique du Sud pour réaliser un documentaire sur le commerce équitable. Les retrouvailles furent courtes mais fortes agréables.

      Voila, je finirai avec une observation à propos des péruviens : ce sont des malades en voiture, ils conduisent n'importe comment. Je ne suis pas du genre à appréhender en voiture, mais j'ai eu à chaque fois l'impression de frôler l'accident. J'ai aussi trouvé les péruviens moins accueillants et sympathiques que les chiliens, mais une semaine ce n'est pas suffisant pour se faire une vraie opinion.

      Hydratez-vous d'ici le prochain article, car on partira dans le désert le plus aride du monde.

       

       

      Aller, en vous remerciant bonsoir. 



      Lien permanent
      Publié à 11:09, le 8/07/2009, Cuzco
      Mots clefs :



      Dernier arrêt avant le pôle sud!

      Mes amis bonsoir. Ce soir, avec vous, je veux aller au bout du bout, là où la route s'arrête. Je veux voir de mes yeux ces lieux qui résonnaient d'une façon si particulière dans mon esprit (et peut être aussi dans le votre). Je veux partir sur les traces de l'un de nos grands chanteurs contemporains à qui l'on n'enlèvera jamais sa liberté de pensée...

      Vous l'aurez compris (en même temps je l'avais annoncé dans le post d'avant), ce soir je conte mes aventures en terre patagonienne.

      Nous atterrîmes donc d'abord à Punta Arenas, ville la plus au sud du Chili (exceptées les quelques bleds situés de l'autre côté du détroit de Magellan, en Terre de Feu, mais qui ne sont pas sur la partie « principale » du Chili). Et rien que cette situation géographique provoque une sensation particulière. L'impression, lorsque l'on aperçoit la Terre de Feu de l'autre côté du détroit (à part forcement que l'on aimerait bien y aller), se protégeant du mieux possible des vents violents et glacials, d'être un peu au bout du monde, et que la Nature a décidé d'y imposer des conditions extrêmes (les paysages, le climat), d'y faire valoir sa supériorité.

      Mais pas de temps à perdre, il était l'heure de récupérer notre voiture de location et de filer plein Nord, l'objectif du Parc Torres del Paine en tête. 5 heures de route au milieu de rien, les immenses steppes dorées s'étendant jusqu'à perte de vue, battues par des vents extrêmement violents et habités par des lamas, des émeus, des renards, des lapins...

      Et puis arrive le moment où l'on arrive au Parc Torres del Paine, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, l'un des plus beaux du Chili : 242 000 ha de steppes, forêts, montagnes, lacs, glaciers et cascades. A cette époque, normalement, le climat est plus que rude : de la neige, des orages, un froid glacial et des vents violents. Ca donne pas très envie de camper, non ? Mais n'ayant pas le choix (les refuges du Parc étant fermés en cette saison et hors de prix quoiqu'il arrive) et n'écoutant que le courage de notre jeunesse, nous portâmes vaillamment notre tente sur les épaules. Et grand bien nous en a pris, puisque nous fûmes incroyablement chanceux durant ces 3 jours et demi passés dans le Parc : pas de neige, pas de pluie, presque pas de vent et même du soleil (dont une magnifique deuxième journée sans aucun nuage). Il ne faisait même pas si froid que cela, et je me suis même baladé en short un soir (parce que mon pantalon était un peu mouillé, pas par plaisir non plus). De plus, nous avions le Parc presque pour nous tous seuls, nous n'avons croisé quasiment personne. Bref, nous n'avons eu que des avantages à venir en hiver (car c'est aussi beaucoup moins cher), si ce n'est que les journée sont très courtes (8h15-17h15).

      Le premier jour nous montâmes en haut, pour admirer les fameuses torres (tours) qui donnent son nom au parc. L'occasion de passer par des paysages vraiment variés : grandes steppes pour commencer, rivière encaissée ensuite, forêt dénudée pour finir avec l'ascension dans la neige (génial de s'enfoncer dans la neige à chaque pas lorsque l'on n'est pas équipé pour ça ; ça m'a rappelé quelques souvenirs d'une randonnée avortée dans le Vercors). Pour enfin finir avec la vue des 3 tours, surplombant un glacier, qui lui-même enfante un petit lac. Magnifique, même si les tours étaient quelque peu la tête dans les nuages... Mais ce panorama eut un prix : un genou en moins pour Matthieu et moi.

      Le deuxième jour, malgré la douleur, nous marchâmes à travers les steppes, lacs (avec le temps magnifique, cela nous a donné un spectacle grandiose de lacs-mirroirs, qui réfléchissaient les paysages avec une pureté absolue), forêt, pour finalement arrivé au camping, et faire une dernière montée au Glacier français (impressionnant, surtout de voir et d'entendre les énormes blocs de glace tomber). Prix de cette journée : le genou gauche de Romain.

      Le troisième jour nous fîmes le trajet inverse, pour retourner à la voiture, et ensuite aller plus au sud du parc. Nous avons fait quelques points de vue, pour lesquels il n'y avait pas trop besoin de marcher (heureusement, car notre état n'était pas des plus flamboyant). Nous avons pu observer, seulement de loin malheureusement, le Glacier Grey, immense et impressionnant glacier.

      Voila, il était déjà temps de retourner à Punta Arenas pour reprendre notre avion. Mais nous avons pu admirer la Patagonie dans les meilleures conditions possibles, profiter de la diversité de ces paysages grandioses, rester muets devant le spectacle des ciels aux couleurs flamboyantes aux levers et couchers de soleil (un des avantages des journées courtes), ressentir la quiétude et l'isolement de cet endroit du bout du monde. Le seul regret restera de ne pas avoir eu 2 jours de plus pour poser le pied en Terre de Feu.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Aller, en vous remerciant bonsoir. 



      Lien permanent
      Publié à 14:09, le 27/06/2009, Punta Arenas
      Mots clefs :



      Voyage au centre de la Terre

      Mes amis bonsoir. Ne vous méprenez pas, aucun rapport avec notre compatriote romancier Nules Verje (oups, désolé pour la contrepèterie) pour cet article. Ce titre aguicheur est juste là pour caractériser notre destination du week-end, la vallée de Cochihuaz, que certaines personnes considèrent ici comme le centre magnétique de la Terre.  En plus de cette croyance, beaucoup de personnes pensent avoir vu des OVNIS dans le coin.

      C'est dans le but de vérifier tout cela par nous-mêmes que nous sommes allés camper là-bas avec Matthieu, Romain et Simon. Première constatation, le camping choisi était vraiment parfait : trop calé au bord de la rivière, à l'ombre des arbres (pas très présents ailleurs dans la vallée) aux couleurs automnales, et super calme à cette période là de l'année. Après s'être baladés autour du campement, nous sommes allés marcher plus loin dans la vallée, histoire de ressentir les ondes magnétiques...

      Ce que nous amène à la deuxième constatation : nous n'avons pas vraiment senti dans nos body le fait d'être au « centre magnétique de la planète ». Comme c'est étonnant... Mais cela n'empêche pas les gens ici d'être gentiment allumés, développant quelques commerces basés sur des bains chauds de boue volcanique, de réflexologie, de cures de rajeunissement, etc. C'est plutôt amusant. Quoiqu'il en soit, la vallée est magnifique, peu peuplée et donc très calme.

      La nuit au coin du feu au rythme des bouteilles de vin chilien et des saucisses nous a permis de faire notre troisième constatation : non, nous n'avons pas vu d'OVNIS. Etonnant, non ? Le lendemain nous nous sommes rendus à Heliopolis, à quelques kilomètres de là, pour essayer de ressentir une dernière fois les énergies de la vallée. Peine perdue une fois de plus, mais reste une belle balade et des paysages impressionnants.

      Voila, j'ai fait court pour cet article, car je me réserve pour conter mon périple Patagonie et au Pérou.

       

       

       

       

       

       Aller, en vous remerciant bonsoir.



      Lien permanent
      Publié à 14:34, le 26/06/2009, La Serena
      Mots clefs :



      3 actes pour 1 week end

       

       

      Mes amis bonsoir. Ce soir, remémorons nous un week end en 3 actes (enfin moi, ce nous n'est qu'une façon tout à fait artificielle, et à mon avis vaine, de t'inclure dans mon récit ami lecteur, mes gros sabots s'entendant de part et d'autre de l'Atlantique).

      Acte 1 : vendredi 1er mai, férié (oui j'ai du retard dans la tenue de ce beulog, ma rigueur pour cette tache s'apparentant à la force de frappe de Fabrice Santoro, c'est-à-dire pas très grande). Personnages présents : Matthieu (le roux), Romain (le brun), et le narrateur (le blond). Lieu : Coquimbo, ville portuaire au glorieux passé (plus grande raffinerie de cuivre au monde dans la 2ièmeème siècle), maintenant parent pauvre de La Serena. moitié du XIX

                  - Matthieu (surpris): Regardez, il y a des lions de mer dans le port. Et là aussi, des pélicans faisant sagement la queue devant le stand de vidage de poissons ! C'est fort cocasse.

                  - Le narrateur : ouais, ça sent le poisson ici...

                  - Romain : Bon, mes compagnons, concertons nous et décidons ce que nous allons acheter au marché à ces sympathiques pêcheurs. Car il serait fort dommage de se priver tant les denrées ici sont abordables.

                  - Matthieu (acquiescant de la tête) : En effet, nous ne risquons pas de dilapider notre pécule. Que diriez vous de coquilles St Jacques pour commencer ?  Nous pourrions aussi nous acheter un crabe chacun, à ce prix c'est presque donné.

                  - Mr Manatane (un client à côté) : Bonjour marchand, comme ton échoppe est bien achalandée ! Je m'en vais t'acheter un peu de ce poisson.

                  - Romain : prenons en aussi et allons visiter un peu cette bourgade.

                  - Le narrateur : j'ai dit ça sent le poisson ici...

                  - Matthieu (le regard au loin) : quelle belle vue que celle qui nous est offerte depuis ce monument. Cette grande croix en béton n'est pas du plus bel effet, mais d'ici nous pouvons admirer toute la baie.

                  - Hubert Bonnisseur de la Batte (nom de code OSS 117) : J'aime les panoramas...

       

      Acte 2 : samedi 2 mai. Personnages présents : les 3 mêmes que dans l'Acte 1, Simon (un chercheur français venant de débuter en poste d'hydrologue au CEAZA) et Christophe (un chercheur québécois venant de débuter en poste de glaciologue au CEAZA). Lieu : Parc National Fray Jorge, réserve mondiale de biosphère de l'UNESCO, forêt humide au beau milieu d'une zone désertique.

                  - Simon : C'est assez incroyable ces poches de végétation luxuriante entourées de cactus !

                  - Le narrateur : oui, j'ai lu que cela est rendu possible par le phénomène climatique qu'est « la camanchaca ». C'est un brouillard épais qui vient de l'océan, formé par la différence de température avec l'atmosphère, et sur les hauts reliefs comme ici les arbres peuvent prélever l'eau contenue dans le brouillard. De plus, le brouillard est riche en nutriments, que les arbres peuvent aussi absorber. Au final, on peut dire que les arbres boivent et mangent littéralement ce brouillard !

                  - Christophe (avec l'accent québécois) : ben moi j'suis ben d'accord avec toi, c'est pas tous les jours qu'on voit ça. J'ai vu tantôt que ces arbres sont arrivés ici pendant la dernière période glaciaire, et qu'ils n'ont pu rester que grâce à ce phénomène climatique. Ce qui fait qu'on trouve ici des essences d'arbres qui n'existent que plusieurs milliers de kilomètres au sud, tabernac !

                  - Le narrateur : oui, c'est un écosystème extrêmement fragile, car il existe seulement grâce à un équilibre instable de la température, des courants marins, des vents, etc. Il est donc très menacé. Mais en tout cas ici ça sent pas le poisson !

       

      Acte 3 : samedi 2 mai, plus tard. Personnages présents : les mêmes qu'à l'acte 2. Lieu : el valle del encanto (la vallée de l'enchantement), superbe petit canyon aux rochers ronds, monument national chilien d'une grande importante archéologique.

                  - Matthieu : c'est très jolie cette petite vallée. Et dire qu'il y a des signes un peu partout d'une tribu indienne qui a vécu ici du IIe au VIIe siècle.

                 

                  - Le narrateur : Ouais, ce sont des pétroglyphes et des pictographies.

                  -  Romain (circonspect) : et c'est quoi exactement ?

                  - Le narrateur : Qu'est ce que tu veux que j'en sache. Ca fait juste bien de dire qu'on en a vu. Si tu veux vraiment savoir ce que c'est ouvre un dico.

                  - Romain : j'ai connu un mec de droite une fois, il avait 10 fois plus de classe que ça...

                  - Simon : quoiqu'il en soit, je trouve cela fort grisant de fouler un sol où vivait une tribu indienne il y a de cela plusieurs siècles.

                  - Christophe : ben moi j'suis ben d'accord. C'était une fin de semaine vraiment sympathique et enrichissante.

       

      Voila, le mot de la fin est pour Christophe. En espérant que vous ne vous êtes pas endormi devant cette pièce, relatant au mieux possible la vie de nos personnages au Chili. Pour les plaintes à propos des références non comprises, vous pouvez me contacter sur mon tatoo.

      Aller, en vous remerciant bonsoir.          



      Lien permanent
      Publié à 02:23, le 26/05/2009, La Serena
      Mots clefs :



      Ouh...!!! mais ça fait haut, non?

       

      Mes amis bonsoir. Ce soir, prenons un peu de hauteur. Au sens physique du terme j'entends, car m'élever spirituellement et intellectuellement, très peu pour moi merci. Et quoi de mieux que la cordillères des Andes pour cela ?

      Nous sommes donc partis 3 jours avec la troupe habituelle, Matthieu et Romain, plus leur professeur de Montpellier, qui bosse aussi ici une partie de l'année. Du coup ça donnait une sorte de caution « scientifique-je-m'en-vais-voir-où-l'eau-prend-sa-source » à ce week-end prolongé. Nous avons pris la voiture depuis La Serena (niveau de la mer) pour traverser la vallée de l'Elqui (toujours aussi belle et ensoleillée), passer le poste frontière (qui se situe avant la frontière réelle avec l'Argentine), et enfin arriver à notre première étape. Celle-ci eut lieu au niveau du premier barrage du río serpentant des Andes à la mer, à 3200 mètres d'altitude, dans une sorte de campement pour les éleveurs de chèvres du coin (hypothèse fortement suggérée par la matière fécale d'origine caprine en présence).

      Le lendemain, après une nuit en tente assez venteuse et fraîche, ainsi qu'une pause pêche au niveau du lac (quelque peu infructueuse, pourtant c'est même pas moi qui ai essayé), il était temps de prendre la voiture et de s'attaquer aux sommets qui nous toisaient avec un mépris bien légitime de leurs quelques milliers de mètres. En route donc sur les pistes sinueuses et pour un ravissement de chaque instant. Car les montagnes andines, c'est un mélange de toutes les nuances, des précipités aux formes et aux couleurs innombrables, allant du ocre au noir en passant par le orange, le rouge, le jaune, le vert... (vous voyez le spectre de la lumière blanche ? ben plus que ça ! Comment ça c'est impossible ???) Nous fîmes une première pause à 4000 mètres d'altitude environ, et là c'est déjà un premier choc quand on sort de la voiture. Car à 4000 mètres, il y a moitié moins d'oxygène dans l'air, et dès les premiers pas cela se sent dans nos petits poumons atrophiés de citadins. On en a profité pour faire une mini balade et apprécier le panorama d'un glacier, sans trop forcer pour pas mourir tout de suite.

      Puis nous nous remîmes en route pour arriver jusqu'à la vraie frontière avec l'Argentine, à 4780 mètres. L'objectif se rapprochait, les 4810 mètres du Mont Blanc étaient « facilement » dépassable. En sortant de la voiture, nouveau choc pour respirer. Mais cela ne nous a pas empêché de gravir quelques centaines de mètres  pour arriver à 5031 m (dans tes dents le Mont Blanc). Alors 250 mètres de dénivelé c'est pas grand-chose, mais sans sentier (sur des roches qui glissent sous les pieds), et à cette altitude, cela suffit pour terrasser son bonhomme.

      La montée ne fut pas le plus dur. Car dès que nous finîmes de manger au sommet, la sensation du mal d'altitude se fit sentir. La descente s'est donc faite au radar, c'était comme marcher en étant saoul, avec un bon mal de crâne. Je sais ce que tu te dis, ami lecteur. Comment moi, mister rando et invincible de mon état, ai-je pu avoir le mal d'altitude ? Ma théorie est que l'on a essaye de m'empoisonner, car sinon je ne vois pas comment j'aurais pu m'égarer dans ce moment de faiblesse. Quoiqu'il en soit, avec 3 personnes sur 4 qui avaient le mal d'altitude (qui se traduit par un horrible mal de crâne, on a vraiment l'impression que sa tête va exploser), nous redescendîmes plus bas que prévu, au niveau du barrage. Autant vous dire que la montée qui était programmée pour le lendemain est passée à la trappe...

      Bilan, on est allé plus haut que le Mont Blanc (ça c'est la classe), j'ai expérimenté le mal d'altitude (la puna), et les Andes c'est vraiment des paysages hors normes, magnifiques.

       

      Aller, en vous remerciant bonsoir. 



      Lien permanent
      Publié à 12:07, le 14/05/2009, La Serena
      Mots clefs :



      Un tour en bateau

       

       

      Mes amis bonsoir. Perdues à la limite des régions 3 et 4 du Chili (si vous savez pas où c'est renseignez vous bande de fainéants) se tiennent les 3 îles formant la réserve nationale des pingouins de Humboldt. Humboldt c'est le nom du courant marin de surface parcourant les cotes du Chili et du Pérou et qui est environ 6 ou 7 degrés plus froid que la moyenne de la mer à cette latitude. Il est de plus très riche en plancton, ce qui fait que les eaux sont très poissonneuses.  Ce n'est donc pas étonnant de trouver une faune que l'on penserait trouver dans des régions plus froides, telle des pingouins et des lions de mer. Voila pour la minute où l'on apprend des trucs (ou pas), on peut reposer son cerveau en toute quiétude maintenant.

      Cette réserve où nous fûmes fut donc l'occasion pour nous d'embarquer sur un petit bateau de pêcheurs pour partir à la découverte de l'extraordinaire richesse faunistique du lieu. Imaginez vous assis dans ce petit bateau, approchant de l'île principale, distinguant au fur et à mesure les pingouins (de Humboldt donc). Juste à côté d'eux on observe des pélicans, des cormorans, des fous... Mais à peine commence-t-on à les scruter avec attention, que les dauphins viennent nager le long du bateau. L'occasion formidable de passer un moment délicieux en naviguant au ralenti au rythme des respirations de dauphins et de quelques cabrioles (cf. photo, merci à l'appareil réflex de Matthieu). Au bout de quelques instants, on reprend notre tour de l'île, pour observer plus en détail les pingouins. Mais de nouveau une tête sort de l'eau, cette fois c'est une loutre de mer... Incroyable. Mais ne pensez pas que c'est déjà fini, puisque l'on finit cette balade en passant à côté des lions de mer, ces gros patapoufs avachis comme des merdes sur leur rocher. Voila pour le tour en bateau, juste fantastique.

      Nous avons ensuite débarqué sur une autre île de l'archipel, pour y passer la nuit. Pour rajouter à la magie du lieu et du moment, nous étions les seuls à dormir sur l'île cette nuit là (ça a du bon de ne pas être dans la période touristique).  Une île rien que pour nous donc, que nous avons pu parcourir de long en large, pour en apprécier les falaises, les plages de sable blanc, les pingouins et autres oiseaux (notamment une espèce de rapace bizarre), le calme et la mer transparente (qui caillait un max, c'est pas pour rien qu'ils sont là ces cons de pingouins). Bref, 24h sur une île très jolie et rien que pour nous, juste un pied d'enfer. Seul regret, nous n'avons pas pu nous approcher assez près des pingouins pour en choper quelques uns à faire rôtir au feu de bois ou pour se tenir chaud la nuit...

      Voila pour ce week end au niveau de la mer, les prochaines aventures se dérouleront à plus de 5000 mètres d'altitude.

       

       

        Aller, en vous remerciant bonsoir.   



      Lien permanent
      Publié à 06:12, le 4/05/2009, La Serena
      Mots clefs :



      Un peu plus près des étoiles (air connu...)

      Mes amis bonsoir. Après nos moult soirées universitaires et discothécales (oui, je m'accorde, le droit aux néologismes, c'est bien légitime) chiliennes des premiers week-end (toujours dignes du plus grand intérêt culturel), Matthieu, Romain et moi-même avons décidé que cela suffisait (tout comme cette phrase et ces parenthèses...) et qu'il était temps de faire un peu de tourisme.

      Pour une première nous avons choisi de commencer doucement : un tour dans la vallée de l'Elqui, la vallée juste à l'est de La Serena. En effet, celle-ci vaut plus que le coup d'œil et qu'un week-end. Laissez moi vous en convaincre par une brève description. L'Elqui, c'est un ensemble de vallées très encaissées, pourvues de terres fertiles et baignées presque toute l'année par un grand soleil. Première conséquence du climat : il y a plus de 300 nuits dégagées de tout nuage par an dans la vallée (à peu près autant de journées à mon avis), l'atmosphère est sèche et transparente et il n'il y a aucune pollution lumineuse. De fait se sont installés les plus grands observatoires astronomiques du monde ! Deuxième conséquence : la vallée est une grande productrice de pisco, boisson nationale chilienne. A ce moment là de votre lecture, sauf si vous débordez d'une culture alcoolique, vous vous poserez la même question que je me suis posée en arrivant ici : mais qu'est ce que c'est le pisco ? C'est une eau-de-vie de raisin d'origine péruvienne (qui ne se fait qu'au Chili et au Pérou),  résultat de la distillation de la grappe entière. Voila, pour cette introduction à l'Elqui, qui vous aidera par la suite à briller en société, j'en suis sur.

      Nous avons donc commencé notre week-end dès le vendredi soir par notre première étape. Après quelques pisco sour (cocktail très fameux ici, à base de pisco bien sur, mais aussi de citron et de blanc d'œuf) en terrasse, nous allions faire une visite d'un observatoire de nuit (presque le seul ouvert au public la nuit). Cette sortie fut particulièrement enrichissante, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'y connaissait rien et qui maintenant peut draguer en racontant la légende expliquant pourquoi l'on ne peut voir les constellations du Scorpion et d'Orion en même temps... On a aussi pu observer Saturne avec ses anneaux (pas de façon très distincte, mais c'était assez incroyable), ainsi qu'une pleine lune en détail (cf. la photo). En prime, les guides de l'observatoire nous ont fait un mini-concert à la flûte de pan après, juste surréaliste.

      Le lendemain nous prenions le bus direction Pisco Elqui, d'où nous sommes partis faire un tour à vélo dans la vallée. Et je peux vous dire que n'ayant pas fait de sport depuis plus de 2 mois, c'était pas facile facile... Mais la vallée était juste superbe, complètement recouverte dans son fond par une mer de vigne, essayant tant bien que mal de grimper sur les versants abruptes de chaque coté. Notre mal de fesse (à cause de la selle des vélos, il n'y a rien à mal interpréter dans mes propos) fut donc récompensé !

      Enfin, le dimanche, nous voulions visiter une fabrique de pisco. Celle en plein centre-ville ayant l'air vraiment attrape-touriste et chère, et nous-mêmes étant d'une toute autre trempe, nous avons marché 6 km aller-retour jusqu'à une distillerie, que nous avions aperçu la veille en vélo, dont nous n'étions même pas sur qu'elle soit ouverte. Mais grand bien nous en a pris, puisque d'une elle était ouverte, de deux la visite était gratuite, et de trois l'exploitation, en plein cœur de la vallée, était magnifique. Après quelques fruits grappillés sur le domaine (grenades, figues, raisins séchés encore sur la vigne, délicieux), nous fêtions notre trouvaille par l'achat de quelques bouteilles (surtout pour ramener en France, vous connaissez mon goût faiblement prononcé pour les alcools forts).

      En résumé une cure de soleil, une nuit la tête dans les étoiles, une vallée viticole magnifique et une fabrique pittoresque, en voila un week-end qu'il était bien. La prochaine fois je vous raconterai notre nuit en compagnie des pingouins (ouh quelle accroche aguicheuse, j'espère que vous reviendrez pour en savoir plus coquinous...).

       

       

       Aller, en vous remerciant bonsoir.   



      Lien permanent
      Publié à 01:30, le 23/04/2009, Vicuña
      Mots clefs :



      Et sinon y a quoi de l'autre côté du Pacifique?

      Mes amis bonsoir. Telle aurait put être la question que je me serais posée en quittant l'Australie. Mais ce ne fut pas le cas, car premièrement je connaissais déjà la réponse (eh, pas con le mec !!!), et que deuxièmement, si je me retrouve aujourd'hui au Chili, c'est parce que c'est là que j'ai trouvé mon dernier stage. Et oui, après un mois et demi en France (dont 2 semaines à Montpellier assez énormes, merci Mimi, ESB, Kev1, Ximun et les fillotes), me voici donc prenant l'avion direction Santiago du Chili avec mon baluchon sur l'épaule. Le Chili donc, avec sa mythique cordillère des Andes (véritable colonne vertébrale du pays, au propre comme au figuré vu qu'elle regorge de matières premières essentielles à l'économie du pays), long de 4300 km et large en moyenne d'une bonne centaine de kilomètres... Le Chili c'est le pays de tous les contrastes : le désert de l'Atacama au Nord (le plus aride du monde), les vastes steppes et glaciers de la Patagonie et de la Terre de Feu au Sud, en passant par l'île de Chiloé (l'un des points les plus humides du globe) et les lacs et volcans jalonnant le pays. Plus évidemment la légendaire île de Pâques et ses Moais. Ah mon dieu, je suis excité comme une adolescente en pleine puberté devant un poster de Zac Efron (le mec de High School Musical) en pensant à tout ça... 

      Je suis donc arrivé dans la capitale le 17 mars, où j'ai eu la grande joie de retrouver ma bonne vieille mule d'Alsace (Féfé Muller pour les non-montpellierains). Nous nous sommes baladés l'après-midi dans les rues de la ville, et la première chose qui saute aux yeux est le nombre impressionnant de chiens errants au Chili (mais très gentils). Après quelques litres de sueur (à monter sur la colline de la ville sous le soleil) et de bières le soir (avec d'autres français, notamment Fabien que je remercie pour son hospitalité), nos chemins respectifs se séparaient déjà le lendemain. Et oui, moi je remontais vers le Nord direction La Serena où je fais mon stage, tandis que Féfé continuait son périple en Amérique du Sud. Ce fut court, mais ça m'a fait énormément plaisir de te revoir cher ami.

      Je pris donc le bus pendant 7 heures, dormant par moments, regardant les paysages changer à d'autres (de plus en plus secs, avec l'apparition de cactus), le tout ponctué par le vol de quelques aigles (« oh il a des taches blanches sous les ailes ! C'est un juvénile ! »). La Serena c'est pas très grand (mais quand même plus de 70 églises pour 150 00 habitants !!!), c'est au bord de l'océan (qui caille sa reum), il pleut quasiment jamais (100 mm par an environ, zone semi-aride oblige), et il y a de quoi faire la teuf. Bref, je sens que je vais m'y plaire... Surtout que j'ai rencontré 2 autres français dans la même situation que moi : ils font un stage plus ou moins aux mêmes dates, sur le domaine de l'eau également, et ils viennent de Montpellier... Le monde est petit parait il (hein BA)... Le brun c'est Romain, l'autre c'est Matthieu, et en peu de semaines on a déjà pas mal de soirées à notre actif, notamment les 3 fiestas del Papayo (3 soirées étudiantes à l'université assez E-NORMES, n'est ce pas Jess'). Je vis avec eux en colocation dans le centre de la ville (je crois que mieux placé, on peut pas), avec aussi Francisco (qui vient du Nord du Chili), et le proprio Luiz, que je devrais appeler Magic Luiz, depuis sa magnifique gueule de bois d'après barbecue un samedi avec nous (cf. la dernière photo, avec de gauche a droite : Francisco, Romain, Luiz et Matthieu). En plus il y a même une table de ping pong, que demander de plus ?

      Je ne vous embêterai pas avec mes histoires de stage, je suis clément par nature. Sachez juste que cette fois j'ai vraiment du boulot, et que ça fait bizarre de se remettre à bosser...

      Voila, je crois avoir terminer de te raconter, ami lecteur, mes premières semaines au Chili. La prochaine fois je partagerai avec toi notre premier week end touristique dans la vallée, la tête dans les étoiles (littéralement).

      Aller, en vous remerciant bonsoir.



      Lien permanent
      Publié à 12:59, le 15/04/2009, La Serena
      Mots clefs :



      Noel sous les tropiques...

      Mes amis bonsoir. Ce soir voit l'avènement d'un grand évènement, la fin d'une aventure dantesque (oh oui, que j'aime l'hyperbole !!!), mais aussi le début d'une autre toute aussi incroyable et je l'espère riche en péripéties. Car oui, ce soir, pour toi public, je tourne la page australienne.

      Mais avant, je me dois de conter mes vacances de Noël avec mon frère. Attention, ça va aller vite. Mon frère est arrivé le vendredi 18 à Sydney. Dès le lendemain nous reprenions l'avion pour Cairns (là où nous avions commencé notre road trip avec Léo et Mathieu pour ceux qui ne suivraient pas). Une journée pour s'habituer à la chaleur et à l'humidité tropicale (surtout en saison des pluies), et nous partions le dimanche plonger sur la Grande Barrière de Corail. Ce fut simplement une journée de rêve : un temps magnifique, une superbe tortue de mer lors de la plongée en bouteille (gros coup de chance), et un site toujours autant exceptionnel (je ne redétaillerai pas, je l'ai déjà fait dans un post précèdent). Mais la journée nous réservait le meilleur pour la fin, puisqu'au moment de remonter sur le bateau, alors que nous étions pratiquement les seuls encore à l'eau avec Pierre, un banc de requins des récifs est venu à notre rencontre (enfin façon de parler, ce sont des flipettes qui s'enfuient quand on s'approche). Nous avons donc eu l'immense chance de nager avec des requins, et cette journée restera gravée dans nos mémoires.

      Dès le lendemain, nous louions une voiture pour aller au nord, direction Cape Tribulation, l'un des rares endroits au monde où la forêt tropicale rencontre la mer. Un site magnifique, où nous avons même pu admirer quelques dauphins au loin. Après une nuit passée dans la voiture (pas des plus confortable mais bon, on est djeun ou on l'est pas), nous continuions notre balade par la route des cascades, dans les terres. Une journée formidable, où nous roulions dans la campagne australienne (parfois on se serait cru en France, hormis les arbres tropicaux) de spots de forêt tropicale humide en spots de cascade (les 2 n'étant pas incompatible, c'était juste pour l'équilibre de la syntaxe de cette phrase).
      Notre dernier jour à Cairns, nous l'avons passé sur Fitzroy Island, une l'île au large de Cairns. Une journée à glander sur la plage (pour se remettre de la soirée de Noël en boite de nuit, une expérience plutôt particulière mais sympa), à faire du snorkelling sur les récifs, et à se balader dans la foret de l'île (parmi les lézards, particulièrement nombreux). Comme on dit, ‘y a pire...

      Le jeudi, nous prenions l'avion pour aller à Darwin. En effet, comme nous avions eu beaucoup de chance sur la météo à Cairns, nous avons décidé d'aller chercher la pluie là où elle était. Car Darwin, en saison des pluies, est réputé pour ses énormes orages (une personne m'a même dit que beaucoup de chasseurs d'orages - comprendre des gens photographiant les éclairs - viennent à Darwin). Mais nous étions là-bas uniquement pour le Kakadu National Park (car la ville de Darwin ressemblait parfois plus à une ville fantôme à cette période de l'année). Parc immense (le plus grand d'Australie), à la frontière des Terres d'Arnhem (lieu pratiquement interdit d'accès, où vivent des communautés aborigènes), au cœur de paysages plus grand que nature (le sentiment ressenti en haut du Nourlangie Rock, surtout quand il n'y a pratiquement que toi dans le parc, est indescriptible) et avec des peintures aborigènes de plusieurs milliers d'années. Bref, le Kakadu, sorte d'immense zone humide, donne tout son sens au mot évasion. Cela a aussi été l'occasion de rencontrer nos amis les kangourous, les dingos, les cacaotes et également un black wallaby (espèce endémique du parc). Malheureusement point de crocodile à l'horizon (il y en a pourtant 6000 dans les parc) et une nuée de mouches en permanence autour de la tête (ce qui était fort désagréable). La seule déception fut que certaines parties du parc étaient fermées car inondées à cette période de l'année.

      Après ces quelques jours dans le parc, nous retournions à Sydney pour la soirée du 31 (dont je n'ai plus beaucoup de souvenirs, je dois bien l'avouer). Le 2 janvier mon frère repartait déjà, mais après 2 semaines de folie, denses de paysages superbes, remplies d'une faune incroyable (tortue de mer, requins, dauphins, kangourous, dingos, wallaby...). Tu diras pas le contraire, non ???

      Voila, mes aventures australiennes sont finies (en tout cas sur ce blog). Maintenant, ce sera le Chili et ses contrastes.

      Aller, en vous remerciant bonsoir.



      Lien permanent
      Publié à 12:00, le 6/04/2009, Cairns
      Mots clefs :



      Condensé de rêve

      Mes amis bonsoir. Ayant cédé à mon tour à l'épidémie quasi générale touchant les agros ayant un blog (les symptômes étant que la personne contaminée - mais peut on encore parler de personne, plutôt une bête - ne met plus à jour son blog), je n'ai pas donné des mes nouvelles depuis quelques temps déjà. Mais l'anaconda est robuste, aussi ai-je décidé, dans un dernier relent de narcissisme égotique, de finir de conter mes aventures australiennes  (même si tout le monde s'en bat l'œil jusqu'au cervelet) avant d'attaquer les chiliennes (les aventures évidemment).

      C'est donc parti pour un premier post où je vais finir le road trip déjà entamé. Puis dans un second je condenserai mes vacances de Noël avec mon frère.

      Après Magnetic Island, nous sommes donc descendus aux Whitsunday Islands, archipel de 74 îles, que les gens font en général en croisière de 3 jours. Mais nous n'étions pas de ce gabarit là cher lecteur, oh que non. Nous avons choisi l'option de se faire déposer sur une des îles pour 2 jours et 2 nuits, avant de revenir sur le continent. 2 jours à camper donc, presque seuls au monde (genre Robinson Crusoé mais à 4), mais au paradis. Car oui, Whiteheaven Beach n'a pas volé son nom: une plage immense de sable blanc (de la silice pure à 99,9%, ce qui est incroyable), une eau passant par toutes les nuances de bleu, des arbres tropicaux pour se protéger du soleil. Et la faune locale également, avec les varans qui tournaient autour du camp pour la bouffe, et les oiseaux dont ces putains de corbeaux qui ont bouffé tout notre pain. 2 jours inoubliables donc, notamment une ballade en kayaks de mer absolument horrible, et l'un des plus beaux points de vue qu'il m'ait été donné de voir.

      Malheureusement tout rêve a une fin, mais quand c'est pour se rendre à Fraser Island, on s'y fait facilement. Fraser Island c'est la plus grande île de sable au monde, où l'on ne peut circuler qu'en 4x4, où l'on peut foncer sur la plage à marée basse, qui possède plein de lacs d'une eau transparente et turquoise, où les dingos rodent sur la plage... Bref, un pied intégral, qu'on a pris seulement pendant 2 jours et 1 nuit. Par contre on ne peut pas se baigner dans l'océan à Fraser Island, autant à cause des méduses que des requins. Nous avons donc profité des joies des lacs à l'eau légèrement acide, qui lavent les cheveux et laissent la peau douce...

      Mais le temps passe vite ami lecteur. Et tu l'as deviné, il est déjà temps pour nous de quitter l'île pour notre dernière étape : Byron Bay, l'un des rendez vous de la jeunesse australienne et des surfers. Les paysages de Byron Bay ne laissant pas un souvenir impérissable (bien que très beaux, mais après ce que nous avions vu avant...) et valant surtout pour être ceux le plus à l'est du continent australien (îles mises à part bien évidemment), nous avons profité du peu de temps que nous avions pour prendre notre première leçon de surf. Celle-ci venant le lendemain d'une grosse soirée en boite, nous n'étions pas des plus frais. Mais mus (pour un anaconda c'est bien naturel) par notre ardeur et notre fougue propres à la jeunesse, et brûlant du feu inextinguible de pourfendre et caresser la vague dans le sens de l'écume, nous avons passé plusieurs heures à tenter de se mettre debout et de le rester. Tels des enfants à leur première leçon de ski, nous restions autour du moniteur, arrivant d'un cote et repartant de l'autre sur le haut de la (petite) vague. Mais cette initiation fut particulièrement fun et agréable, et je peux dire que nous méritons tous notre ourson !!!

      Voila, les 2 semaines de road trip se terminent. J'ai essayé de condenser le plus possible, voyant ton œil chancelant de plus en plus, camarade lecteur, au fil des lignes de ce post.

      Aller, en vous remerciant bonsoir. Et n'oubliez pas, TAKE IT EASY !



      Lien permanent
      Publié à 10:26, le 30/03/2009, Fraser Island
      Mots clefs :



      L'ile aux koalas

      Mes amis bonsoir. Je m'efforce de me sortir de mon énorme flemme dans laquelle les vacances de Noël m'ont plongé pour continuer le récit de ces vacances. Et aux mauvaises langues qui diront que ma flemme est perpétuelle, je répondrai que oui, c'est vrai, mais que là elle est encore plus grande (si cela est possible).

      Nous voilà donc sur le ferry nous acheminant vers Magnetic Island, ayant tous le cœur rempli de l'espoir inextinguible (oh, le mot compliqué pour se la raconter) d'apercevoir des koalas sur l'île (sauf Ivan qui dormait, se remettant de la soirée de la veille), réputée pour cela. Première étape de ces 2jours : la baie sur la cote sud de l'île, avec une baignade (dans la zone protégée par un filet anti-méduses, évidemment) suivie d'une sieste (c'est bien légitime). Puis, n'écoutant que l'énergie de nos 22 ans, nous louons des vélos pour se rendre jusqu'à la pointe ouest de l'île, via un sentier sableux serpentant à travers les eucalyptus. Ahhhh, c'est beau dit comme ça, non ? Mais pas autant que le paysage venu récompenser nos litres de sueur, autrement dit une immense et très belle plage, avec rien autour si ce n'est la végétation luxuriante, composée principalement d'eucalyptus. Et comme on est des oufs malades dans nos têtes, on se baigne même vite fait (mais pas trop loin non plus quand même!). Puis, le chemin retour, des pizzas, quelques bières et une noix de coco tombée sur Ivan plus tard, nous voila dormant sur la plage comme des romanos.

      Le lendemain, Ivan étant malade et ayant rejoint le continent, c'est au nombre de 3 que nous attaquons notre randonnée le long des différentes criques de l'île. Et à peine nous avions atteint la première que nous nous sommes pris un ENORME orage sur la gueule (43 mm en 2h il parait, ce qui ferait pâlir même Sébastien Folin !). Mais bon, on était presque content après un déluge pareil, et cela ne nous a en tout cas pas empêché d'apprécier les magnifiques paysages de l'île.
      Nous n'avons même pas eu le temps de pleurer le fait de ne pas avoir aperçu de koala, car les vacances n'attendent pas et hop! tous en voiture direction Airlie Beach pour embarquer sur l'archipel des Whitsunday Islands et ses plages paradisiaques. Mais pour cela il faudra attendre mon prochain sursaut d'énergie.


      Aller, en vous remerciant bonsoir. Et BONNE ANNEE à tous.



      Lien permanent
      Publié à 06:12, le 12/01/2009, Magnetic Island
      Mots clefs : Koalasnoix de cocopizzasoragevéloPlages



      Détour forestier

      Mes amis bonsoir. Ce soir, un post sur notre rapide passage d'une journée à Mission Beach. Nous avons donc pris le bus après notre plongée sur la Grande Barrière, et, 2h plus tard, une fois descendus nous avons trouvé notre logement pour la nuit (il y avait une fille venue chercher 2 allemands qui avaient réservé un backpacker :       « Salut, vous avez de la place pour cette nuit ? Pour 3 personnes ? 24 dollars la nuit ? Ok, c'et parfait ! »). Et oui, c'est pas plus compliqué que ça parfois.

      Le lendemain matin, nous avons pris un petit déjeuner sur la magnifique et immense plage de Mission Beach (où l'on ne peut pas se baigner, méduses obligent, diantre!), sous un grand soleil et une chaleur étouffante, climat tropical oblige (Barka et Féfé, je comprends à quel point vous avez dû transpirer en Guyane). Nous avons raté le water-taxi pour aller sur Duncan Island, à quelques km au large. Loin de se laisser abattre par cette broutille, nous avons fait une balade dans la rainforest, bien décidé à rencontrer un Casoar, Mission Beach étant l'un des rares endroits où l'on peut apercevoir cet oiseau. Mais je sens chez toi, ami lecteur, les connections synaptiques se faisant dans ton cerveau et qui font émerger cette question : « Mais qu'est ce qu'un Casoar ??? » Et bien le Casoar est un oiseau ratite (comme l'autruche ou l'émeu), c'est-à-dire inapte au vol. Sa principale caractéristique est la présence d'un casque corné sur sa tête (voir la photo). Je m'arrêterai là pour les détails, j'ai pitié de vous.

      Nous avons donc marché quelques km dans la forêt, sorte de cathédrale végétale, remplie de dizaines de bruits d'oiseaux. Toute une ambiance. Et soudain, sur la fin du parcours, alors que nous tournions nonchalamment la tête vers notre gauche, il apparut. Oui mesdames et messieurs, un casoar, juste à cote de nous, même pas empaillé (cf. la photo à droite, si si, c'est un casoar, croyez moi). Nous ne nous sommes pas trop approchés, ce dernier ayant la réputation d'être aaaaaagressif. Mais nous sommes retournés à notre backpacker (auberge de jeunesse) satisfaits d'en avoir aperçu un.

      Nous avons ensuite fini la journée, attendant Ivan et la voiture, dans la piscine. Puis nous avons pris la route, direction Townsville, où nous avons fait la fête le soir même avec des amis allemands que Léo avait rencontré à Cairns. Une poignée d'heures de sommeil plus tard nous étions prêts à prendre le ferry pour Magnetic Island, l'île des koalas. Mais ceci est une autre histoire, et il vous faudra attendre le prochain post pour en connaître les détails croustillants.

      Aller, en vous remerciant bonsoir.



      Lien permanent
      Publié à 07:32, le 15/12/2008, Mission Beach
      Mots clefs : Rainforestplagechaleurcasoarnutella



      20 000 lieues sous les mers

      Mes amis bonsoir. 4 jeunes hommes de 22 ans, enfermés 2 semaines ensemble dans 1 grosse voiture, pendant 2400 km et qui vont s'arrêter pour 6 étapes. Non ce n'est pas le pitch d'une nouvelle émission de télé-réalité, c'est le programme plus qu'alléchant qui vous attend dans les prochaines posts, supposés retranscrire de la façon la plus objective possible ce road trip que nous venons de finir entre Cairns et Sydney.

      Et débutons ce récit de nos aventures en fanfare, avec la Grande Barrière de Corail, huitième merveille du monde pouvant se voir depuis la Lune, plus grand récif corallien existant et s'étirant sur 2000 km (de la Papouasie Nouvelle-Guinée au Nord jusqu'au tropique du Capricorne au Sud). Rien qu'entre Cairns et Brisbane, on dénombre 400 espèces de coraux et 1500 poissons différents. Voila pour les quelques détails de notre destination.

      Nous sommes arrivés Mathieu et moi chez Léo le dimanche (que nous avons principalement passé à glander dans la piscine de la super résidence où habitait Léo), et dès le lundi matin, direction la marina pour embarquer sur le bateau.  Bon commençons tout de suite avec les points négatifs, qui pèsent peu dans la balance. En effet, nous avons choisi une formule pour une excursion d'une journée, durant laquelle le bateau nous emmène sur la Grande Barrière, avec environ 5-6 h pendant lesquelles on peut faire du snorkelling (comprendre nager avec masque-palmes-tuba) à volonté sur le site. Nous avions aussi 20 min de plongée avec bouteilles comprises, ainsi que la bouffe. Alors déjà premier mauvais point : je n'ai pas eu mon petit déj, ils n'avaient pas prévu assez de sandwichs. Et la, je peux vous dire que j'étais pas content, limite nervous break down !!! Deuxième mauvais point : ben le bateau est énorme, donc transporte forcément plein de touristes, et ça fait un peu usine. L'équipage est évidemment moins agréable que s'ils avaient à gérer 10 personnes. Enfin, dernier mauvais point, juste pour moi celui la, et attribuable à la malchance : j'ai plongé en bouteilles accompagné de 3 boulets (pour un moniteur) qui restaient à la surface au lieu de plonger. Donc forcément, déjà que 20 min c'est court, c'est frustrant de les passer à rien faire. Mathieu et Léo ont plongé que tous les 2, et ils ont adoré.

      Mais comme je le disais plus haut, ces quelques mauvais points n'entachent en rien cette journée inoubliable, pour la simple et bonne raison que c'était splendide !!!  Et pourtant j'en attendais beaucoup de cette fameuse barrière, je l'avais imaginé à plusieurs reprises (même si je savais bien qu'il ne faut pas se fier aux photos montées et retravaillées que nous avons tous en tête). Mais là, un tel déluge de diversité dans les formes, les couleurs, les tailles, les textures... des coraux et poissons, c'est juste magique. En plus nous avons eu beau temps, donc nager au milieu des poissons perroquets, clowns ou napoléons, des coraux durs ou mous, des anémones et des étoiles de mer, le tout baigné de soleil, ça s'apparente un peu à un rêve éveillé.

      Voila, le paragraphe de superlatifs est terminé. J'attends maintenant d'y retourner au plus vite avec mon frère pour d'autres plongées. Parce que c'est loin mais... c'est beau comme on dit. Mais bon, c'est pas le tout, à peine revenus à Cairns, nous avons pris le bus direction Mission Beach au Sud, où nous rejoindra mon colloc Ivan avec la voiture. La suite au prochain épisode.

       

      Aller, en vous remerciant bonsoir (oui c'est moi l'abeille à droite).      

       

      PS : je vous invite chaleureusement à aller voir toutes les photos de la Grande Barrière sur mon Picasa (http://picasaweb.google.fr/bernardinho91), parce que les minuscules photos de mon blog ne rendent pas hommage à la beauté du site (et en plus on était assez fier de nos photos sous-marines avec Mathieu et Léo...).



      Lien permanent
      Publié à 05:25, le 12/12/2008, Cairns
      Mots clefs : Grande Barriere de Corailabeillepoissonscoraux



      The Australian Job

      Mes amis bonsoir. Ce soir, point de récit passionnant décrivant mes allers et retours dans les Parcs Nationaux australiens, point d'anecdote croustillante sur un quelconque week-end rocambolesque, non non, rien de tout cela.

      Et pour cause, ami lecteur : depuis que Mathieu a quitté Sydney à son tour (après Léo la Pich', pour ceux qui n'auraient pas révisé leurs posts précédents avant celui d'aujourd'hui) pour rejoindre une communauté aborigène au bout du monde (en tout cas de l'Australie), sauver les tortues de mer, éventrer quelques crocos avec les ongles et trouver un vaccin contre le sida (tout ça dans la même journée évidemment, ah ils sont forts ces polonais !!!), je ne me suis pas baladé les week-ends.

      La raison, cher public, n'est pas que je me morfonds tout seul à Sydney, me réveillant toutes les 2h la nuit en poussant des hurlements et en pleurant. Non, non, non. La vérité est que, depuis 3 semaines maintenant, je travaille en tant que serveur dans un café-restaurant les soirs et les week-ends. Ou devrais-je dire que je suis exploité, vu ma paye minime (non, à l'instar de mon modèle Jean-Luc Delarue, je ne révèlerai pas le montant de mon salaire, ce n'est pas politiquement correct de faire cela en France!). Mais comme je suis payé au black, il n'y a pas de taxe sur ce que je gagne, ce qui est une bonne chose.

      Bref, nous ne sommes pas non plus là pour parler gros sous. Mon job n'est pas des plus passionnant, mais les personnes avec qui je bosse sont très sympas, même l'inénarrable Mr. Lee, notre cuistot chinois complètement taré (oui c'est son vrai nom, quel cliché!), et surtout mon pote Steven, un costaud tatoué qui me répète tout le temps « I love you » (il le dit à tout le monde, n'ais crainte Papa). C'est en tout cas une sacrément bonne expérience.

      Entre mon stage la journée, mon job le soir et les week-ends, j'aurai donc fait 4 semaines à fond les ballons (belle expression désuète que m'a soufflée BA, peut être la seule personne au monde à l'utiliser couramment) !!! Car oui, j'arrête dans une semaine pour aller rejoindre Mathieu et Léo à Cairns  pour un road trip qui restera dans les mémoires. Nous allons en effet, accompagnés également de mon colloc Ivan, longer la Grande Barrière de Corail entre Cairns et Brisbane pendant deux semaines, avec plongées et balades sur des îles paradisiaques à la clé. Arrghhh, l'impatience d'y être me gagne à la rédaction de ces quelques lignes...

      Je vous donne donc rendez-vous à la fin de ces vacances pour vous raconter toutes nos péripéties. D'ici là, quelques photos de graffitis parce que j'aime bien, et pensez à vous couvrir si vous êtes dans l'hémisphère nord.

      Aller, en vous remerciant bonsoir.



      Lien permanent
      Publié à 05:35, le 14/11/2008, Sydney
      Mots clefs : jobserveurgraffitisroad trip



      Sideways

      Mes amis bonsoir. Comme je sens le mécontentement gronder parmi vous, amis lecteurs, de ne pas avoir de nouvelles plus récentes (C'est une révolte ? Non sire, c'est une révolution !), voila que dans ma grande mansuétude je résumerai dans ce post non pas un mais deux week-ends. Et non, cela n'a rien à voir avec le fait que je n'ai pas de photos pour illustrer le 1er week-end, ne soyez pas médisants.

      Une semaine après Melbourne, Léo la Pich' ayant rejoint la Grande Barrière de Corail à Cairns entre temps, nous voila donc partis avec mon amoureux Mathieu pour une expédition à la campagne. En effet, quelques jours plus tôt, une amie de la colloc aussie (comprendre australienne) de Mathieu nous avait proposé d'aller un week-end chez elle, à 4h de route à l'ouest de Sydney. Celui-ci fut assez surréaliste, en voici l'explication. On       s'est donc retrouvé à aller chez une fille que l'on connaissait à peine, à rencontrer sa famille en arrivant le vendredi soir (l'oncle, saoul et nous montrant fièrement ses bouteilles de vin parce que l'on est français, la tante, les cousines...). Le lendemain, la région étant viticole, nous avons fait une sorte de route des vins, commencée à 10h du mat' (dur dur d'attaquer au rouge à cette heure là), allant d'exploitation en exploitation, goûtant à presque tous les vins (dont un porto blanc, ma foi fort bon), et avec un Mathieu en très grande forme au niveau du bluff (Barka attention, tu as un concurrent sérieux), faisant semblant de s'y connaître parce que tous les français, c'est bien connu, ont un diplôme d'œnologie. Le soir venu, soirée avec les potes de notre hôte, où l'on a finit dans le bar du coin (ai-je besoin de rajouter l'adjectif saouls, ou bien est-ce évident ?) gueulant des chansons paillardes françaises. Le lendemain, retour à Sydney, regardant les panneaux de signalisation « Attention kangourous » (mais malheureusement pas les kangourous) défiler le long de la route.

      Bref, un week-end pour le moins singulier, que je suis particulièrement content d'avoir partagé avec mon ami ESB.

       

      Le week-end suivant, nous voila revenus, toujours avec Mathieu et répondant à notre amour de la nature, à une escapade dans le Brisbane National Water National Park (qui, malgré son nom, n'est pas loin de Sydney). Nous avons aussi emmené notre hyène, parce qu'il y a du danger en Australie (attendez, on a quand même rencontré un varan tout pataud, des fourmilières énormes, et un oiseau tueur tapant comme un psychopathe sur notre tente le dimanche matin !!!). Parce que moi je trouve que c'est un animal dont on ne parle pas assez la hyène, alors que quand y a du danger, ben la hyène elle est là pour te protéger...

      Le déroulement de la randonnée fut somme toute assez classique, mais on ne se lasse pas de ces paysages magnifiques, de ces immenses forêts d'eucalyptus, des oiseaux Obi-Wan Kenobi (qui imitent remarquablement le son d'un pistolet laser dans Star Wars), de se couper du reste du monde le temps d'un week-end (parce que là, pour le coup, on n'a rencontré aucun autre randonneur). Ayant prévu un itinéraire assez court, nous avons pu prendre notre temps, faire des pauses à volonté, dont une dans un endroit assez paradisiaque, au pied d'une petite cascade, et où nous nous sommes évidemment baignés (matez notre ESB version mystique sous la cascade, awesome le mec !). Le dimanche, une fois sortis de la forêt et arrivés sur la baie, nous avons prix le ferry direction (les dessous de) Palm Beach (oui je sais, c'était très mauvais, mais je revendique le droit à la mauvaiseté d'abord), pour finir notre parcours par un plouf dans les vagues du Pacifique.

                                                    Bref, en voila une rando qu'elle était bien... 

       Aller, en vous remerciant bonsoir (moi, je vais faire dodo). 



      Lien permanent
      Publié à 08:55, le 2/11/2008, Sydney
      Mots clefs : ESBhyenepinardVarancampagnecascaderando



      Melbourne on the move

      Mes amis bonsoir. Ce soir je partagerai avec vous, poursuivant ma course contre le temps pour me mettre à jour, nos péripéties et autres vagabondages à Melbourne. Pour mon 3ième week-end en Australie, nous nous sommes en effet rendus, avec mes camarades (j'ai nommé ESB Boum Tchak II, Léo la Pich' et Mathieu le rennais), dans la capitale de l'Etat de Victoria, sur la côte Sud. 12 heures de car plus tard, dans la nuit du Vendredi au Samedi, (et oui, on fait au plus économique quand on essaie de serrer son budget plus encore que Georges Clooney son café) nous voila arrivés à Melbourne. Forcément on se dit que ça a l'air bien, puisqu'il y a des sculptures métalliques bizarres sur les ponts, un insecte doré sur le toit d'un building, et des plaques d'immatriculation scandant « Victoria on the move » ou « Victoria the place to be ». Après quelques heures nous retrouvons un couple de bisounours (espèce endémique de Montpellier, ayant été introduite en toute illégalité sur le sol australien), j'ai bien évidemment nommé Tom et Anne (un petit cadeau, histoire de vous pourrir une journée complète à fredonner ça, mwaha je suis diabolique : http://www.deezer.com/track/1446850).

      Précision sur le contexte du week-end : c'est la grande finale de footie (sport australien, ressemblant beaucoup au football gaélique, où les mecs jouent avec des marcels et des shorts de gays), les Hawks contre les Cats. Nous avons donc passé l'après-midi, buvant nos bières dans des gobelets McDo (parce que c'est interdit de boire sur la place publique en Australie), devant l'écran géant, pari à la clé sur le match (prix, la BIERE) : ESB et moi pour les Cats, Léo et Mathieu pour les Hawks. On a perdu.

      Pour la soirée, après quelques autres bières dans un parc, qui m'ont permis de découvrir mon 1er opossum, direction un resto végétarien très sympa (en scandant à tout le monde dans la rue « Go Hawks ! ») (allez d'ailleurs faire un tour sur http://fr.youtube.com/watch?v=DOlUfLD-tcY pour avoir un aperçu de la soirée), puis un concert dans un bar (surtout l'occasion de dormir pour ma part). Enfin, direction la plage de Melbourne pour dormir dans nos sacs de couchage comme des gros romanos.

      Suite à cette nuit assez fraîche, nous avons essentiellement visité la ville, dont le marché, sans objectif précis, nous contentant de flâner dans les rues (dont un magasin gothique assez mémorable). En bref, Melbourne est une ville extrêmement agréable, plus européenne que Sydney (mais penserait on la même chose si on ne l'avait pas lu avant), avec un centre ville « aéré »,  ayant l'air d'avoir une vie culturelle très riche (pour le peu que nous en avons vu) et où l'on se ballade en tramway (ce qui est nettement plus agréable que le bus !). 

      Malheureusement l'heure de reprendre le bus pour une nouvelle nuit et de se quitter approche. Dommage, nous aurions aimé en voir plus, mais le week-end fut fort agréable et la compagnie excellente.

      Aller, en vous remerciant bonsoir (en cadeau, Mister T en photo).



      Lien permanent
      Publié à 08:02, le 22/10/2008, Sydney
      Mots clefs : take it easyopossumromanomister Tbisounours



      C'est loin mais, c'est beau!

      Mes amis bonsoir. Ce soir, je vous invite à vous pencher d'un peu plus près sur ma ville de résidence pour ces quelques mois, j'ai nommé Sydney. Oui, un post entier sur Sydney, parce qu'elle le mérite bien (et je n'en ai vu qu'une petite partie pour le moment).  Alors première chose à savoir, un seul mot d'ordre ici (mais qui s'applique à l'Australie en général) : TAKE IT EASY. Voila, cela résume bien l'esprit décontracte qui règne ici.

      Alors avant de passer à mes impressions, mes ressentis, un peu d'histoire (non, non, non, inutile d'en faire tout un patacaisse ! D'une j'aime bien ça moi l'Histoire, et de deux c'est mon blog bordel, je fais ce que je veux !). En effet, je pense qu'il est bon de savoir qu'il y a encore deux siècles à peine, Sydney n'était qu'une colonie pénitentiaire, un bagne appartenant à la couronne britannique (et oui tollard, t'aurais pu être australien, au final t'es qu'un massicois). Les forçats sont finalement devenus colons, et le bagne une ville, et la ville la capital de la Nouvelle Galles de Sud, regroupant maintenant plus de 20% de la population australienne. Voila, je ne rentrerai pas dans les détails, ma flemme légendaire m'amenant à penser que ce n'est pas ce que vous voulez.

      Alors 1ère impression quand on arrive à Sydney : Wahou, c'est grand. 10 min plus tard arrive la seconde impression : argh, c'est trop grand bordel. Car oui, Sydney c'est immense, et donc du coup des fois c'est galère. En effet, c'est un peu le modèle américain pour l'organisation : la City, avec ses immenses buildings, constitue le centre d'affaires, sorte de poumon économique. Ensuite, autour s'étalent les différentes banlieues, parfois résidentielles, parfois jeunes et dynamiques. En tout cas, d'un point de vue architectural, c'est un peu tout et n'importe quoi, une sorte de bric-à-brac de gratte-ciel, de bâtiments d'époque victorienne, signe du développement très rapide qu'a connu la ville. Mais je dois avouer que j'aime bien ce coté anarchique.

      A part ça, essayons de résumer Sydney en quelques idées, quelques clichés. Sydney c'est un opéra, un climat idéal, avec un ciel bleu presque permanent, c'est une baie magnifique et immense (où l'on peut trouver plein de petites plages, nous faisant complètement oublier qu'on est en pleine ville), c'est des grandes plages de sable fin pleines de surfers, c'est un jardin botanique magnifique abritant une colonie de chauve-souris impossible à déloger (belle expérience que de se balader le long des gratte-ciel en entendant et en observant les chauve-souris au-dessus de soi), c'est des parcs nationaux en pleine ville, et tellement d'autres choses encore. Bref, impossible de perdre son temps à Sydney, et impossible d'en faire le tour.  Autre chose frappante à Sydney, c'est le culte du corps qui règne ici: tout le monde fait du jogging, tout le monde est plus barraque que la moyenne, tous les produits alimentaires sont 99% fat free (parfois on ne peut même pas trouver un produit "normal"), et il est très fréquent que les gens prennent des protéines en poudre (que l'on trouve dans les supermarchés) pour faire gonfler les biscotos (mon colloc en prend, Mathieu a de la créatine chez lui, datant du mec qui avait sa chambre avant).  Another way of life quoi.

      Avant de vous laisser, recentrons-nous sur ma petite personne. J'ai repris la collocation de la Pich', ce qui m'évitait d'une part de chercher, et d'autre part d'avoir une mauvaise surprise concernant mes collocs. Je suis donc avec 2 autres mecs, tous deux australiens mais l'un d'origine croate (j'ai nommé Ivan), et l'autre d'origine suisse (David, qui parle français du coup). Nous avons le même âge, et nous nous entendons parfaitement bien. Devrais-je rajouter Schnappy (un agro rennais), qui n'a toujours pas trouvé de collocation, parmi mes collocs ? Nan, après tout j'ai quand même squatté 3 semaines le futon d'ESB.  Bref, la vie ici se déroule parfaitement, le rythme des soirées (cf. la soirée pirate) est parfois même plus élevé qu'à Montpellier, et je n'ai pas le temps de m'ennuyer une seule seconde.

              Aller, en vous remerciant bonsoir.         

      Lien permanent
      Publié à 10:27, le 14/10/2008, Sydney
      Mots clefs : pirateCollocBaieoperaplagesoleil



      P. Shermann, 42 Wallaby Way, Sydney

      Mes amis bonsoir. Après un mois de glande dans le temps pas vraiment aoûtien de Paris (enfin plutôt d'Igny), entrecoupé par deux visites ensoleillées à Montpellier (surtout grâce aux quelques irréductibles encore dans le sud pour leur stage), me voila sur le départ pour mon deuxième stage. 24 heures plus tard, je pose le pied (le droit, si mes souvenirs sont bons) à l'autre bout du monde, prêt à découvrir l'immense l'Australie, la contrastée, la désertique, la fantasmée, l'intacte, avec sa grande barrière de corail, son ciel bleu, ses kangourous, ses koalas, ses forêts d'eucalyptus, ses plages plein de surfers, requins et méduses... Bref, vous l'aurez compris, je suis limite nervous break down en me disant que j'aurais le temps de n'en voir qu'une petite partie.

      J'ai donc débarqué à Sydney pour 5 mois, la ville où a été tourné « Le monde de Némo » (mwaha, elle est bien bonne c'est là).  Je vous passerai les détails ennuyeux et scabreux concernant mon stage (de toute façon je ne sais pas encore exactement ce que je vais faire précisément) et vous dirai juste que je fais un stage a l'Université de Sydney, et que je travaille sur un projet de la gestion de la qualité de l'eau au niveau des bassins versants et des barrages de Sydney.

       

      Ce stage me permet de retrouver Mathieu/ESB/Casimir/L'aristo (et oui, on ne peut pas se passer l'un de l'autre, même en césure) qui s'est transformé en surfer australien, ainsi que Leo la Pich' stéphanoise. Et heureusement qu'EuSBe était là, parce que sinon j'aurais été un peu pommé en découvrant cette immense ville qu'est Sydney (ça plus le fait qu'il m'a hébergé chez lui 3 semaines, et fait la bouffe aussi, accessoirement). Quoiqu'il en soit, c'est vraiment é...norme (il était pour toi celui-là Jess') de partager cette aventure de l'autre bout du monde avec lui.

      Bref, à peine le temps de mettre un front kick dans ses dents aux 9 heurs de décalage horaire que nous voila partis avec Amandine, Mathieu et Léo pour une rando de 2 jours dans le Parc National des Blue Mountains (easy for me, je suis pas mister rando pour rien). Elles tirent leur nom de la vapeur - une sorte d'aura bleue -flottant au-dessus des forêts et provoquée par l'huile volatile des eucalyptus (voila pour la caution scientifique).  Ce fut un week-end magnifique, à travers les eucalyptus se multipliant à l'infini, parfois épique sous la pluie, plein de dangers parce que comme on est des oufs malades on a pris un chemin fermé, avec une soirée au coin du feu et un poulet rôti pour nous tenir chaud. Bref, conclusion après ce premier week-end : l'Australie, c'est bien.

       

       Allez, en vous remerciant bonsoir.

       

      N.B : n'hésitez pas aller faire un tour sur mon picasa, il me faut faire un choix drastique sur les photos à mettre sur ce blog.



      Lien permanent
      Publié à 11:55, le 7/10/2008, Sydney
      Mots clefs : eucalyptusStagerando



      Entre châteaux et Comté

       

      Mes amis bonsoir. Ce soir vous êtes invités à venir partager mes vagabondages estivaux à travers les vertes et pâturées (et oui les Fizz, c'est notre patrie) vallées irlandaises, contrastées et magnifiques, chargées d'histoire, abritant les nombreux vestiges de châteaux et églises. Au cours de mes visites, je suis allé à Dublin, évidemment, mais aussi à Kilkenny (ville de la bière du même nom) et son magnifique château, j'ai visité de nombreux monuments plus ou moins en ruine, dont le château de Cahir, ayant abrité le tournage de plusieurs films, dont Braveheart (voila pour l'anecdote cinématographique, je ne me referai pas), ou encore le château de Blarney, abritant une pierre qui, si on l'embrasse, donne le don d'éloquence (ça a pas des masses marché pour moi). J'ai aussi fait plusieurs excursions moins citadines dirons-nous, notamment le Parc National de Killarney, et la sublime péninsule de Dingle sur la cote ouest (et ses plages magnifiques, paradis des surfers) par deux fois. Les quelques photos qui sont là n'en seront, j'ai bien peur, qu'un aperçu.

       

       

       

      Je rajouterai que j'ai eu à plusieurs reprises, en tant que fan du Seigneur des anneaux que je suis, quelques frissons parcourant mon petit corps à la vue des paysages vallonnés de l'Irlande. En effet, tu n'es pas sans savoir, cher lecteur, que J.R.R Tolkien s'est largement inspiré des mythes et des paysages irlandais pour écrire son œuvre. Et il m'est donc parfois arrivé d'avoir l'impression de me balader dans la Comté, enfin telle que je me l'imagine (et cette image est bien sur fortement influencée par le film). A quand les immenses plaines battues par les vents du Rohan, ou les menaçantes et noires montagnes du Mordor ?

       

       

      Aller, en vous remerciant bonsoir.

       

                                                                                                                                                                                                             

       

       

       

       

       

                           

      kuhu                                                              



      Lien permanent
      Publié à 10:12, le 6/10/2008, Cork
      Mots clefs : chateauxla bierefrodonbilbonmouettespaysagesmoutonsvert